L'ouverture de Nicolas Sarkozy n'a désormais plus de frontières. Samedi, au
Conseil National de l'UMP, un invité surprise et de marque était présent : Tony Blair, l'ex-premier ministre travailliste du
Royaume-Uni.
Sa présence à l'UMP en a étonné plus d'un, suscitant même une polémique dans sa famille politique française : « Il n'a rien à faire la-bàs, mais chacun sait que Tony
Blair est en campagne pour la présidence européenne de l'an prochain. », déclaraient, pour une fois à l'unisson, les dirigeants socialistes.
Côté britannique, on ne s'est pas gêné pour distribuer des bons et des mauvais points en profitant aussi pour saluer l'ouverture prônée par Nicolas Sarkozy : « Si j'étais
français je serais....au gouvernement, plaisante-il. Non je serais à côté de ceux qui veulent rénover le parti socialiste. Dans un monde qui change, malheur à celui qui
stagne ». Une leçon de morale mal digérée : « Selon moi, le PS doit trouver sa propre modernisation », a réagi Ségolène Royal sur France 2.
Une leçon de communication
Si à l'origine Tony Blair, préssenti comme le prochain président européen, était venu pour parler de l'Europe et des questions qui l'entoure, il a surtout distillé quelques conseils économiques pour la France, notamment concernant la flexibilité du travail, des syndicats «partenaires du changement et pas de la résistance », et une « une éducation du salarié » lui permettant d'accepter les réformes de libéralisation.
Mais ce qui a crevé l'écran, c'est surtout une véritable différence en matière de communication. Calme et dans un français persque parfait, le socialise a joué a fond la carte de l'humour so british : « Sarkozy est un président energétique...et dans tous les domaines ! », faisant ainsi référence à la vie privée du Président de la République, qui, s'il était tendu sur ce sujet mercredi face aux journalistes, était cette fois-ci complètement hilare.
Plus qu'un discours politique, Tony Blair a livré un véritable one-man show, provoquant ainsi les rires d'une assemblée attentive à la moindre petite touche d'humour. Une prestation qui contraste évidemment avec un Sarkozy toujours dans l'hyperactivité, à la limite de l'énervement.
Bienvenue à toutes et tous,
Tout nouvel expert au Conseil de l'Europe pour la Russie et
la Bosnie, ce journaliste, fils d'immigré polonais, dresse un portrait bien terne de l'état de la presse en Europe de l'Est : « J'ai pas mal de choses devant et derrière moi.
Mais à chaque fois que je vais dans ces pays, j'ai cette impression terrifiante de retourner dans les années désastreuses des régimes totalitaires », confie-t-il, le regard noir.
Russie, la presse a encore vécu des heures noires cette année, portant
à 21 le nombre de journalistes tués du fait de leur profession depuis l'arrivée de Vladimir Poutine en 2000. L'ex-URSS a déploré cinq meurtes des professionnels des médias en
2006, témoignant ainsi de la difficulté des Etats isus de l'ancienne Union Soviétique à solder un héritage autoritaire. C'est donc un défi dur à relever, comme on a pu le voir
récemment avec l'assassinat de la journaliste russe
D'ailleurs, Henri Dudzinski l'a
rencontrée en 2001. Il était alors en mission pour aider la Russie à comprendre le fonctionnement de la liberté des médias et celle de l'accès à l'information. La liberté ne s'acquiert pas, elle
se construit chaque jour un peu plus : « Ils sont passés, dans l'idée, d'un régime où ils n'avaient le droit à rien à un autre où ils ont le droit à tout », explique-t-il.
Les pays de l'Est ont ingurgité toutes les libertés que nous avons expérimenté depuis la Révolution de 1789.
dans un climat des plus déprimants. En trois mandats, le président biéliorusse a réussi à éradiquer pratiquement toute la presse indépendante d'opinion, renvoyant
ainsi la profession à l'ère du samizdat ( ndlr : pubication clandestine).